Enfants et adolescents : la nutrition pour réussir sa rentrée

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alimentation enfants adolescents

Le bon déroulement de la scolarité est un indicateur crucial de la santé de l’enfant. Dans le comportement comme dans l’apprentissage, on peut repérer facilement certains symptômes révélant une alimentation inadaptée. En effet, s’il est bien clair que chaque cellule, tissu, organe et système fonctionne selon ce qu’apporte la nutrition quotidienne, le système nerveux est sans conteste le plus sensible à sa composition. 

Première priorité : la construction et l’entretien du système nerveux de l’enfant 

Tout d’abord, il est important de garantir à l’enfant les apports en nutriments indispensables à la construction et à l’entretien du système nerveux. On pense bien sûr aux protéines, mais on ne dit pas suffisamment que les graisses, en particulier les acides gras essentiels, oméga 3 et 6, sont particulièrement abondants dans un cerveau en bonne santé. Le cerveau consomme également beaucoup de magnésium, de zinc et de vitamines E, D et du groupe B… Sans oublier toute la longue liste des autres micronutriments essentiels qu’il utilise autant sinon plus que tous les autres organes. 

On doit donc mettre la priorité sur le choix d’aliments non raffinés, transformés au maximum à la maison et riches en micronutriments. Tout aliment raffiné, de type ultra-transformé, issu de procédés de cracking* et de réassemblage, est à éviter en consommation courante chez l’enfant. Ces aliments sont, non seulement, pauvres en micronutriments, mais ils sont responsables d’une surconsommation de micronutriments. Ainsi, on provoque des carences et on en augmente sans cesse la profondeur. 

(*opération qui consiste à fractionner les aliments bruts, pour en isoler certains éléments constitutifs) 

Deuxième priorité : la stabilité du fonctionnement du cerveau de l’enfant 

Cette stabilité est par nature extrêmement sensible aux variations de la glycémie. En effet, toute hyperglycémie appelle une réponse physiologique qui fera invariablement produire de l’insuline, l’hormone du stockage. En résumé, plus on fait monter haut le glucose sanguin, plus l’insuline le fera redescendre vite et fort, et probablement, en dessous de la limite « normale ». L’hypoglycémie ainsi provoquée par une alimentation trop riche en glucides, et notamment au petit déjeuner (pain blanc, confiture, sucre ajouté, brioches, pain au lait, jus de fruit et « céréales de petit-déjeuner »), va pénaliser la capacité de concentration des enfants et des adolescents, dès le matin. Les conséquences sur la performance intellectuelle sont évidentes chez l’adulte, mais plus encore chez l’enfant, chez qui ces effets pénalisent à long terme le développement nerveux. 

Il faut sortir du préjugé habituel qui veut que « le sucre soit indispensable pour produire de l’énergie ». Cette idée est fausse, car l’organisme est capable de produire de l’énergie avec beaucoup d’autres choses. Elle est aussi très dangereuse, car on rentre dans une logique perverse du type : « plus je fais des hypoglycémies, plus il faut que je consomme des glucides au petit-déjeuner ». La vérité est différente : « plus je mange des glucides, plus je vais faire des hypoglycémies ». Et ça commence dès le matin. Un petit-déjeuner mal choisi va impacter négativement sur le comportement alimentaire de tout le reste de la journée. Il va favoriser les pertes de concentration, les somnolences, les hypoglycémies, les réactions épidermiques aux frustrations, etc. 

Des bons aliments pour la rentrée de nos enfants 

On doit donc être attentif à leur faire consommer des végétaux entiers, fruits, légumes, oléagineux, tous les jours. Ils apportent de la satiété, nourrissent le bon microbiote et aident à réguler la glycémie. L’apport de bonnes graisses (oléagineux, huiles non raffinées riches en oméga 3 et poissons) participent à la construction, à l’entretien et à la protection du cerveau. Ils aident aussi à freiner l’absorption des glucides et permettent ainsi de réduire le risque de « montagnes russes » glycémiques. 

Les jours de sport, évidemment, on prévoit de garder une portion adaptée de féculents complets, accompagnés toujours d’au moins 2 fois plus de légumes. L’objectif est toujours d’éviter de perturber la glycémie. En effet, une glycémie stable, c’est un cerveau serein, une attention durable et une mémoire performante. 

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