Les aliments et le marketing infantile : comment choisir ce qui est vraiment bon ?

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aliments marketing infantile

Prendre soin de nos chères têtes blondes est un souci permanent. Il s’exprime souvent en essayant de leur faire plaisir, tout en préservant leur santé, si possible à travers quelques aliments qui leur plaisent particulièrement. L’offre en produits transformés, spécialement dédiés aux enfants, est extrêmement vaste. Le placement commercial est tellement marqué que l’on serait facilement tenté d’être en confiance… D’autant plus que les logos sont très bien pensés, les labels difficiles à décrypter, et les indicateurs nutritionnels le plus souvent incompréhensibles ou carrément biaisés. 

Premier piège, l’iconographie et les codes couleurs 

Tout le monde veut manger des aliments sains. Les responsables marketing le savent parfaitement. Ils savent aussi que le sujet est tellement complexe que peu de gens seront « équipés » pour déjouer leurs astuces. Ils vont jouer sur des images et des codes couleurs rassurants. Une image végétale, un dessin de feuille, d’épi de blé ou d’arbre va vous rassurer, et pourrait bien réussir à vous faire croire que le produit est « bio ». Un nom écrit en vert pourrait bien avoir le même effet sur votre cerveau. L’aspect « recyclé » de l’emballage va même tenter de vous rassurer sur les intentions écoresponsables du fabricant… Celui-ci n’a qu’un seul objectif : gonfler son chiffre d’affaires. Ne vous y trompez pas, un emballage plus beau ne change pas la qualité du contenu. 

Deuxième piège, les produits labellisés… 

Un produit labellisé bio n’est pas à considérer comme une référence positive en toutes situations. Pour résumer, on peut rappeler qu’un produit ultra-transformé « bio » reste un produit ultra-transformé. Manger des sucreries « bio » aura autant de chance de vous amener à une obésité « bio », et peut-être même à un diabète « bio ». Il faut choisir les produits biologiques, donc issus d’une agriculture saisonnière, de pleine terre, plutôt locale et donc pas d’export. Choisissez des produits bruts, peu ou pas transformés et non raffinés. Ne vous laissez pas avoir par le piège du « vegan-friendly », qui va essayer de vous vendre, à vil prix, un « faux-mage » plus vrai que nature mais totalement vide des protéines que le vrai fromage vous apportait. 

Et que penser du fameux Nutri-score ? 

L’idée semblait excellente et le but noble : aider les consommateurs à choisir des aliments de meilleure qualité, améliorer leurs habitudes alimentaires et leur santé. Les industriels se sont mis vent debout contre cette initiative, juste le temps de se retourner, pour trouver des solutions. Ils sont désormais capables de vous proposer les mêmes céréales de petit déjeuner qu’avant, mais en ajoutant un peu plus de fibres et en réduisant un peu les graisses. Ils ont ainsi réussi à obtenir un produit moins calorique, et donc « Nutriscore A », tout en augmentant le prix au passage, bien sûr !  

La réalité est difficile à voir, mais bien claire si on se penche un instant sur l’analyse nutritionnelle de ces produits de petit-déjeuner. La réponse se cache dans le rapport entre le contenu en protéines et en glucides. Tout aliment, contenant au moins 2 fois plus de glucides que de protéines, est à considérer comme hyper-glucidique. Ici, nos céréales chocolatées apportent 9% de protéines (ce qui est très peu), contre 74% de glucides. On a donc, au final, 8 fois plus de glucides que de protéines. C’est parfois pire, certaines céréales vont jusqu’à plus de 10 fois plus de glucides. C’est la fringale garantie 2 heures après le petit-déjeuner ! 

A-t-on vraiment besoin de ces produits transformés/ultra-transformés ? 

Il faut se poser la question, aussi malcommode que soit la réponse. Fondamentalement, aucun des besoins physiologiques ne nécessite de consommer ces produits. Quoiqu’en disent leurs garanties de « teneur en vitamines et en minéraux », ces aliments sont pauvres en nutriments. Ils sont le plus souvent issus du cracking des produits industriels. Ce sont des végétaux comme le blé, maïs, pois, soja, …, dont on sépare les protéines, fibres, graisses et amidons pour ensuite « refabriquer » des semblants d’aliments, parfois estampillés « vegan friendly ». La vérité, c’est qu’il faut éviter de consommer ces aliments.  

Comment les repérer ?  

Regardez la liste des ingrédients : si vous ne comprenez pas le nom des matières premières, passez votre chemin. Si vous lisez la présence de stabilisants, émulsifiants, conservateurs, additifs avec des E à chiffres, laissez tomber. Il n’y a rien de bon, ni pour vous, ni pour vos enfants. 

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